Pour changer des régimes d'été : la cure de désintoxication

Publié le 13 Août 2008

Bonjour à toutes (et tous),
Je fais peu d'articles pour que les lectrices/lecteurs puissent s'y retrouver facilement sur le blog (et puis j'ai déjà écrit un livre de 272 pages sur le sujet!). Mais la migraine est un sujet inépuisable et il y a un cruel manque d'informations. J'ai abordé l'essentiel des traitements entre mon blog et mon site : link, mais si vous attendez un article sur un point précis, dites-le moi. Aujourd'hui, je voudrais aborder un sujet délicat qui concerne (ou va concerner) beaucoup d'entre-nous : la cure de désintoxication aux médicaments. Pourquoi aujourd'hui? Et bien parce que pour se lancer dans cette aventure, il faut : avoir du temps, ne pas avoir les enfants, et ne pas être stressé(e), et en dehors des vacances, je ne vois pas quand ces trois conditions sont réunies! La semaine dernière, mon ex belle-soeur (en vacances et sans son fils) est entrée une semaine à l'hôpital pour ne plus être dépendante chaque jour de ses 6 propofans et de son triptan (si si, malgré ce que disent certains médecins, on devient vite dépendant aux triptans). Elle angoissait beaucoup, surtout après avoir lu mon livre où je détaille ma propre cure en milieu hospitalier qui a été un enfer de 4 jours. Dans mon cas, c'était il y a 10 ans et le professeur m'avait assuré que j'aurais du laroxyl pour ne pas trop souffrir. l'information n'était apparemment pas passée car je n'ai eu que ma douleur! Heureusement pour mon ex belle-soeur, les infirmières ont été attentives et lui ont donné laroxyl et biprofénid lorsque la douleur était trop pénible. Résultat de la cure : elle s'attendait à pire et est très contente d'avoir enfin eu le courage de sauter le pas. Elle est libre! Elle peut sortir de chez elle et revenir indemne! Ça parait bête, mais c'est pas donné à tous les migraineux! Par contre, une chose n'a pas changé à l'hôpital : elle aussi a eu droit à des réveils "réglementaires" pour prise de température ou repas alors qu'elle venait de s'endormir! C'est pour ces raisons, que, personnellement, après avoir repris mon travail et mes cachets, j'avais testé il y a cinq ans la cure à domicile. En fin d'année scolaire, une collègue prof m'avait dit "cette année, tu avais l'air plus en forme". Ben oui, moins de migraines car plus de médicaments! Bref, j'avais décidé de la jouer solo et de remplacer le laroxyl par du donormyl et du valium (j'avais remarqué que si je prenais un demi-donormyl pour m'endormir, le lendemain j'avais la tête "claire", un généraliste m'a donc conseillé de l'utiliser tous les soirs). Bref, je n'ai pas voulu souffrir comme une martyre en arrêtant tout d'un coup (ça, c'est l'ancienne méthode, il parait qu'il y a encore des kamikases qui la teste), je me suis octroyée biprofénid et daffalgan en journée et donormyl et valium le soir (avec l'approbation de mon médecin). En principe, c'est le second jour le plus difficile. Quand ça devient trop dur, je double le somnifère pour dormir (qu'est-ce qu'on peut bien faire d'autre quand on ne peut même plus ouvrir les yeux!). Ne pas oublier le bandeau de gel froid (en avoir deux en cas de cure). Le bandeau est, comme je le dis dans un autre article, une aide vraiment précieuse. Et si vous craquer au bout de quatre jours en reprenant un triptan (dans ce cas, essayez seulement un demi; ça devrait suffire), ne culpabilisez pas. Si vous continuez votre route avec deux demi triptan par semaine, c'est gagné! Tous les magazines féminins le disent : profitez des vacances pour vous refaire une santé, ma belle-soeur (ex mais c'est pareil) a bien compris le message ;-) Si vous aussi avez tentez l'expérience un jour, racontez-nous (quel que soit le résultat). 

Rédigé par Delphine Rey

Publié dans #traitements

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ch72 05/03/2017 21:38

Arretez le lait de vache et diminuez les produits laitiers, vous serez très surpris !
la pub devrait etre "les produits laitiers sont nos ENNEMIS pour la vie"
mais les lobbies sont si puissants...

planete sfactory 27/05/2011 13:14






C’est quoi le titre du livre et où est-ce que je peux en trouver ? 





Delphine Rey 05/06/2011 10:28



"Les tribulations d'une migraineuse" à la fnac ou sur Amazon. 



Monique 28/07/2009 18:37

J'ai commencé à avoir de forts maux de tête à l'adolescence, dont l'intensité a aumenté sous pillule. Voici déjà 35 ans que je vis avec ces douleurs qui reviennent periodiquement et anarchiquement. Après une 1ère grossesse on m'a prescrit un traitement de fond, sans résultat aucun. J'ai consommé moult cachets de paracetamol pendant ces années, qui ont plus ou moins soulagé des crises douloureuses qu'on peut considérer à postériori, comme modérées vu ce qui m'attendait par la suite. Puis après la pose d'un sterilet-3 ans et d'un autre à hormones (je manquais de fer) les crises migraineuses se sont intensifiées. J'abordais alors 37 ans  qui furent suivies d'un calvaire  pendant 5 ans (vomissement lors des prises de TRIPTANS divers) soulagées parfois pour quelques heures par ANTALVIC (produit retiré des pharmacies voici quelques années). Je suis repassée sous pillule depuis quelques années, les crises étaient toujours là, moins intenses cependant. Ayant quelques soucis de santé qui font que je suis réactive à de nombreuses substances chimiques j'ai un jour décidé de réduire (outre mon traitement pour l'asthme et les antihistaminiques), tout traitement de confort. En cas de douleurs même articulaires ou autres, je ne consomme plus qu'1,5 grammes de PARACETAMOL sur 24 heures en 3 prises d'1/2 gramme environ.Plutot difficile au début, le corps s'est habitué au fur et à mesure. J'ai pris l'habitude de prendre  lors de la 1ère prise 1/2 doliprane. A la 2ème prise 1 Di antalvic. A la 3ème prise 1/2 Prontalgine.Je ne peux pas prendre d'IBUPROFENE, d'ASPIRINE, aucun anti-inflammatoire sauf la CORTISONE et encore j'y ai déjà fait des allergies. 
Ce sevrage est mieux consenti quand il de notre propre volonté. Le médecin, qui était au courant de ma décision, ne m'a jamais conseillé d'autre médicament. Que va-t-on me proposer en remplacement de DI-ANTALVIC ? L'utilisation des produits même faiblement dosés me convenait à peu près depuis 3 ans. J'envisage avec inquiétude les prochaines crises migraineuses car je ne saurai que faire. 
J'utilise aussi la phyto (pas de reine des près car contient de l'acide salycilique= aspirine, ni de saule). J'ai déjà été soulagée pour des crises légères par une infusion de camomille (qui agit aussi sur les nausées, après la prise d'une boisson au COLA et un bon CAFE CAFEINE). J'ai constaté aussi que les migraines du matin sont souvent soulagées naturellement par une consommation rapide d'aliments sucrés (biscuits secs ou simplement du pain sec ou biscottes). J'évite certains aliments réputés comme déclancheurs de la crises (nous n'avons apparemment pas tous les mêmes déclancheurs, alors il faut tester). De plus j'ai essayé en confort surtout, les sticks au MENTHOL sur le front et tempes (moyen). Je frotte ma nuque avec un stick au CAMPHRE en cas de raideur musculaire ; et là ça part comme par magie !Aujourd'hui, c'était la bonne crise au lever (à ne pas ouvrir les yeux tellement la lumière m'était pénible). J'ai pris 1/2 cachet Prontalgine aussitôt. Déjeuner tard (pas de boulot) CAD 8h30 maxi, très léger. Petite balade à pieds jusqu'au supermarché du coin à 1 kilomètre car il n'est pas question que je conduise (encore barbouillée, la tête qui tourne, mal aux yeux : vive les lunettes de soleil). Rien mangé à midi. J'ai faim à 15 heures  : juste un fruit, un  café fort. A 18heures le petit déj n'est pas encore digéré. Je pense que ce soir ce sera rien dans l'estomac sinon des biscuits secs et une tisane) Avec un peu de chance vers 22 heures-minuit la crise sera calmée et je pourrai dormir. Le sevrage aux médocs, il faut essayer, mais avec l'aide et les conseils de son médecin. Ma fille est comme moi, parfois pour elle c'est très moche (dodo à l'infirmerie du lycée et ensuite, rentrer du boulot car malaise). Mon fils est aussi mon héritier de ce côté ; mais chez lui c'est moins souvent, moins intenseQuand  j'étais enceinte je n'avais jamais de migraine. Il parait qu'à la ménaupose ça peurrait aller mieux ou aller pire. J'ai bientôt 50 ans, on verra ...

Delphine Rey 04/11/2009 21:12


Vous n'avez jamais essayé un traitement hormonal autre que la pilule? Allez faire un tour sur mon site (voir lien en haut à gauche de la page d'accueil). Et bonne chance. 


Pascale 06/02/2009 23:30

En faisant des recherches sur internet je suis tombee sur ce cet appareil d'electrotherapie, utilisé dans les centres anti douleurs, sensé stimuler la production d'endorphines pour éviter la prise médicamenteuse et aussi en prévention de la crise migraineuse. Avant de l'acheter je voudrai savoir qui a testé? efficace? infos sur http://www.cefaly.comMerci ! 

Jean-Pierre CHAUDOT 24/11/2008 12:12

Grand migraineux, je l’ai été  de l’âge de six ans jusqu’à 35 environ (55 aujourd’hui).
Une goutte d’eau peut suffire pour éteindre la toute première flammèche qui va provoquer l’incendie. Par contre plus il y a de flammes, plus il faut d’eau !
Pour la migraine, il suffit souvent de penser à respirer profondément quand on se sait dans une situation « à risque ». Ca, c’est la goutte d’eau. Si la migraine a commencé à s’installer, il faut parfois hyperventiler pendant plus d’une demi-heure. Et si la crise est déjà bien installée le simple fait de respirer à fond majore tellement la douleur que c’est mission impossible… Il y a des incendies qu’on ne peut éteindre, même avec beaucoup d’eau !!!
Au passage, hyperventiler ce n’est pas respirer lentement, mais inspirer et expirer à fond, relativement rapidement, comme pour gonfler un ballon ou souffler sur un feu pour l’attiser.
 
« Symptôme » ou « maladie », toutes les migraines sont vraies. La migraine « symptôme » correspond aux premières crises, ou effectivement à des migraines associées à d’autres pathologies.
La migraine « maladie » est la migraine qui résulte de l’installation d’un cercle vicieux.
Tout migraineux, lorsqu’il pense qu’il risque de faire une migraine, se met dans un état d’attente anxieuse qui correspond exactement à l’expression populaire « retenir son souffle ». Le fait de retenir son souffle est ce qui va entraîner la cascade d’évènements aboutissant à la migraine.
Si vous avez des doutes, faites ce test : lorsque tout va bien, faites cinq mouvements d’hyperventilation. Dès que vous arrêtez vous avez une légère sensation de vertige due à la baisse du taux de gaz carbonique.
Refaites la même chose sur un vrai début de migraine et vous constaterez qu’il faut plusieurs séries de cinq mouvements d’hyperventilation pour atteindre cette sensation de vertige.
Ce test permet avant tout de distinguer un vrai début de crise d’une céphalée d’autre origine.
Refléchissez…..Essayez……et commentez !!

Jean-Pierre CHAUDOT 17/11/2008 18:58

La cure de désintoxication, ou sevrage, qu'on l'appelle comme on veut, peut sembler la seule solution appropriée lorsqu'on pense avoir tout essayé et que votre médecin parait tout aussi désemparé que vous.Cependant, la plupart du temps, l'efficacité d'un sevrage, avec ou sans médicaments, sera rarement durable, les crises ayant tendance à réapparaître progressivvement au fil des mois avec la tentation de retomber dans un abus médicamenteux. Et pourtant...... S'il n'est pas possible de guérir de la "migraine symptôme", il peut être relativement facile de guérir (plus ou moins rapidement) de la maladie migraineuse.Guérir de la maladie migraineuse, c'est ne plus avoir peur de la migraine. C'est savoir qu'une "migraine symptôme" peut deux ou trois fois par an échapper à notre vigilance, mais qu'on saura la gérer en quelques heures et surtout qu'on ne reviendra jamais à à un état de répétition invalidante des crises.Juste un indice pour vous mettre sur la voie car finalement pour guérir on n'a besoin que de soi-même: avez vous remarqué que lorsque vous avez l'impression qu'un crise est en train de s'installer vous avez tendance à retenir votre souffle et que quand la crise est à son paroxysme vous bloquez encore plus votre respiration car le simple fait de respirer profondément amplifie une douleur déjà insupportable ?Réfléchissez et...... commentez....

Delphine Rey 19/11/2008 12:34


Quelque chose me dit que vous n'êtes pas un grand migraineux? Vous pensez vraiment que respirer correctement peut éviter une migraine?! Évidemment ça aide (et je fais une séance de relaxation à mon
fils quand il a une crise qui arrive) mais c'est jeter une goutte d'eau pour éteindre un incendie. Vous différenciez la "migraine symptôme" (qui ne serait pas une migraine en soi mais le signe d'un
autre problème, c'est ça?) de la maladie migraineuse (donc la "vraie" migraine). Je suis d'accord avec vous pour dire qu'à deux ou trois crises par an on est guéri. Mais pour y arriver, vous
semblez penser qu'il suffit de respirer lentement, de se dire "je n'ai pas peur" et tout rentre dans l'ordre?????? 


Béatrice 10/10/2008 09:44

Bonjour;Mon problème est de trouver une gynéco qui soit d'accord pour me prescrire ce traitement hormonal. J'en ai fais 3 qui ont refusées.Pouvez vous demander à votre gynéco si elle connait  un confrère à Montpellier qui serait plus ouvert ?Je ne sais pas comment faire...MerciBonne journée

Béatrice 26/09/2008 11:46

Bonjour,Je connais très bien votre site et j'ai lu votre livre. J'ai bien entendu beaucoup de points comuns avec vos expérences et suis passée par le long et douloureux parcours du migraineux type.J'ai fais déjà 2 sevrages pour le propofan et triptan et Bi profanid (2003 et janvier 2008)en hospitalisation au centre anti douleur au CHU de Montpellier. Echec total.Aujourd'hui, je suis toujours à 2 propofans/jour et 2 triptans/ semaine en moyenne.J'ai arrêté le bi profenid suite à un début d'ulcère à l'estomac il y a un mois. Evidemment je souffre plus et le nouvel anti imflammatoire que le neuro m'a prescrit ne fait aucun effet.J'ai une hygienne de vie drastique (pas d'alcool), coucher à 22h00 max, sport (cours de gym), je vois un psychologue spécialiste des douleurs chroniques 1 fois/semaine. Je me suis mise à l'équitation pour mon plaisir car il parait qu'il faut s'occuper de soi et trouver un loisir dans lequel on puisse s'épanouir. Le sujet des migraines est tabou à la maison, mon mari est devenu complètement sourd à mes plaintes. En fait  je ne dis plus rien, quand ça ne va pas il le voit très bien. Il ne me dit rien car ma susceptibilité est extrème dans ces cas là !!Je vais quand j'ai encore du temps chez l'acupuncteur.Ma gynéco ne veut pas me prescrire de traitement hormonal et je ne supporte aucune pilule même cérazette que j'ai prise pendant 3 ans.Un produit que j'essaie actuellement est Ergy confort (voir sur le site internet du laboratoire "Nurtergia") pour les migraines cataméniales et à l'ovulation qui est pour moi le problème de fond des migraines.Voilà, je pense organiser une cure à la maison comme vous le suggérer mais je ne sais pas quand !! Avec un magasin, 2 enfants et un mari : pas facile d'obtenir une semaine SEULE !!Je n'ai plus le temps maintenant mais je pourrais en écrire des pages et pages....Bon courage à vous tous,Béatrice

Delphine Rey 06/10/2008 21:02


Si vous sentez que votre problème est hormonal, changez de gynéco! Moi aussi je ne supportais pas Cérazette, il existe des traitements adaptés aux migraineuses : voir le lien
: http://rey.delphine.free.fr/lamigraine.html
Pour votre mari, faites-lui lire le témoignage de Jean-Luc (commentaire de "la migraine, le livre"). Bon courage pour votre vie bien remplie.  


ariane 25/09/2008 15:04

Bonjour, Contrairement à ce que vous dites l'effet paradoxal est malheureusement loin d'être rarissime, par contre ce qui est rarissime ce sont les médecins qui s'y intéressent. Mais au moins on commence à voir que certains admettent son existence. C'est mon généraliste qui a mis un nom sur cet effet juste après mon sevrage, quand je ne comprenais pas comment une molécule supposée atténuer la douleur, la décuplait (si toutefois c'était possible!). Ensuite, sur un forum de migraineux, je me suis rendue compte que nous étions nombreux à l'avoir. Cet effet est tout particulièrement observé avec certains triptans, et plus avec certains triptans que d'autres - notamment Naramig, pourquoi celui-ci plutôt qu'un autre, la recherche le dira peut-être un jour...En attendant, c'est vrai qu'il n'y a pas solution à cet effet et il faut en parler le plus possible autour de nous, d'autant plus qu'il ne concerne pas uniquement les migraineux mais également par exemple les épileptiques (la fille épileptique d'une amie a vu la fréquence de ses crises augmenter de façon alarmante avec certains traitements que nous prenons aussi). Comme nous avons pas mal de choses en commun avec les épileptiques, à commencer par les traitements de fond, je ne doute pas que des médecins vont s'intéreresser de plus en plus à l'effet paradoxal et à ses mécanismes. Je nous souhaite donc bonne chance à ce sujet.

ariane 12/09/2008 11:11

Bonjour, Ayant fait un sevrage en 2001 (Lariboisière) je souhaite en parler parce qu'il faut dénoncer l'infantilisation des patients par le corps médical. Le médecin qui m'avait proposé le sevrage, mise sur liste d'attente, et certifié que j'aurais du Rivotril en perf (mon ttt de fond), n'était pas là quand je suis entrée à l'hôpital, il était parti en vacances au Maroc et n'avait laissé aucune instruction me concernant. Je me suis donc trouvée face à des sous-fifres qui m'ont dit qu'il était hors de question d'avoir du Rivotril, et que mon médecin n'avait pas pû me dire cela. Pour eux j'étais une affabulatrice. J'ai donc fait un sevrage "à l'ancienne", c'est-à-dire sans rien, car je ne voulais ni du Laroxyl ni de l'Anafranil. Il a fallu compter plusieurs années depuis 2001 pour que je commence à voir des effets un peu bénéfiques de la detox. Par contre, l'effet consécutif immédiat au sevrage a été l'effet paradoxal, donc l'impossibilité de prendre tout médicament de la crise. Je gère de la façon suivante : je ne prends que des somnifères lorsque j'ai une crise, à doses massives (je suis devenue pharmacorésistante à certains médicaments), et lorsque je me réveille il y a de grandes chances pour que je n'aie plus qu'un fond de migraine. Les triptans me rendent malade (vertiges, vomissements, désorientation, et augmentation de la douleur). La morphine et ses dérivés décuplent également mes migraines. Le pb ds les services de sevrage, c'est que les médecins n'ont aucune idée de ce qu'ils traitent, n'ayant aucune idée de ce que nous souffrons. Quand j'ai commencé à avoir l'effet paradoxal, j'ai téléphoné à l'HEGP - seul consult de la douleur que je n'avais pas encore expérimentée, en expliquant bien que je cherchais un médecin, un service, quelqu'un, qui s'intéresse à l'effet paradoxal. Actuellement personne ne s'y intéresse, j'ai eu un entretien classique avec une aigrie de la vie qui de plus ne connaissait rien à rien. Aujourd'hui j'ai fait une croix sur tout ça, mais me crises sont toujours là.

Delphine Rey 21/09/2008 18:40


Pour ce qui est des sevrages à l'hôpital, d'après quelques récents témoignages de proches, il y a eu des progrès... heureusement. Personnellement, je décris mon sevrage dans mon livre et on peut
voir qu'il y a quelques années, ce n'était pas très au point! Je tiens à préciser que l'effet paradoxal est rarissime.


Séverine 04/09/2008 10:36

Bonjour,Quel bonheur de parcourir votre blog! C'est une belle continuité du livre. Je l'ai découvert l'année dernière et quel bonheur de trouver quelqun qui vit les mêmes "galères" de migraineuses!Pour en revenir au sujet de l'article, j'ai cet été aussi essayé de diminué les doses de médicaments (propofan et triptan). L'été étant, pour moi, une période calme (merci l'Education Nationale de me permettre de "souffler"), j'ai pu me diminuer la prise de médicaments et j'aborde la rentrée avec un peu plus de sérénité.Mais qu'est ce qu'il peut être pénible de devoir penser de bien manger, de ne pas faire d'excès, de bien dormir, de ne pas être trop stresser (ce qui dans mon cas est impossible).Donc bon courage à nous tous les migraineux!!!

Delphine Rey 05/09/2008 18:00


Il y a décidément de nombreuses enseignantes (dont je fais partie;-) migraineuses! Ceci confirme les statistiques (il parait que 24 % des enseignants sont migraineux). La faute aux élèves
indisciplinés? Pas forcément, sûrement parce que le métier est à majorité féminine. Ensuite arrivent les professions de santé (21% de migraineux, qui s'ignorent parfois, ce qui est un comble).
Peut-être est-ce donc le stress...Pour ce qui est d'avoir une discipline de moine, je le confirme! Je me couche en même temps que mon fils de 11 ans!!!! C'est le prix à payer pour avoir un teint de
rose au travail ;-) Merci pour votre témoignage qui montre bien que tous les migraineux partage le même quotidien. 


Corinne78 22/08/2008 18:05

Bonjour,Je viens de découvrir votre blog. Génialissime ! Ca me remonte le moral en cette période migraineuse. J'ai commandé votre livre, j'ai hâte de le recevoir. Il est vrai qu'aucun médecin, généraliste ou gynéco ne m'écoute sur le sujet. Mes migraines sont apparues il y a 6 ans (après la naissance et le décès de mon bébé) et reviennent tous les mois  ; depuis 6 mois, j'ai en plus des problèmes de vision pendant 1 semaine. Je cherche désespérement pourquoi ces migraines viennent à la quarantaine mais il y a une chose que vous avez écrite qui m'interpelle et qui me remotive dans la recherche du pourquoi ? Vous parlez de la pilulle et je me rends compte que c'est depuis que je ne prends plus la pilulle que j'ai des migraines. Devenue célibataire, il est vrai que c'est plus "facile" d'avoir des migraines, on reste au lit et on embête personne. Sincèrement Mesdames je vous tire mon chapeau pour gérer vie familiale et migraine.

Delphine Rey 28/08/2008 17:36


Bonjour,
Tout le monde a dû mettre vos migraines sur le compte de la perte de votre bébé (ce qui est en partie possible) mais après l'accouchement, il y a une grosse chute hormonale qui provoque des
migraines pendant plusieurs mois voir plusieurs années sans traitement hormonal. Apparemment vous aviez trouvé la bonne pilule, qui diminue les règles et les effets secondaires (migraines).
Certaines rajoutent des oestrogènes en gel pendant les règles. Faites l'essai. Quant au fait d'être mieux célibataire lorsqu'on est migraineuse, c'est le sentiment de beaucoup d'entre-nous. En même
temps, le monde est fait de nombreuses personnes en pleine santé et très désagréable ;-)) Personnellement j'ai rencontré un homme très compréhensif, ça existe! Mais il est vrai que je préfère être
seule pendant une crise.
Bon courage et tenez-nous au courant.